En 2026, les PME tech de 20 à 50 salariés doivent anticiper un budget cybersécurité représentant entre 5 et 12 % de leur budget IT total, en moyenne autour de 10 %. Cette enveloppe traduit la nécessité de répondre à la montée des cybermenaces et à des réglementations renforcées telles que le RGPD et la directive NIS2. La répartition budgétaire privilégie avant tout les fondamentaux sécuritaires, qui occupent près de la moitié des dépenses, pour corriger les failles les plus fréquentes. La formation des collaborateurs pèse aussi largement, avec 20 à 30 % des ressources, tandis que la gouvernance stratégique mobilise un dixième à un cinquième du budget global. Intégrer des solutions techniques, des services managés et les aides publiques apparaît essentiel pour maximiser l’efficacité des investissements.

Le budget cybersécurité représente 5 à 12 % du budget IT total des PME tech en 2026

Pour les PME tech comptant entre 20 et 50 salariés, allouer entre 5 et 12 % du budget IT total à la cybersécurité constitue désormais une norme incontournable. La moyenne se situe fréquemment autour de 10 %, conséquence directe de la montée en puissance des cybermenaces et du cadre réglementaire plus strict incluant le RGPD, NIS2, le Cyber Resilience Act et DORA.

Cette proportion traduit une tendance forte à l’augmentation des investissements consacrés à la sécurité, amplifiée par l’inflation technologique et l’adoption généralisée du cloud, qui complexifient les risques.

Selon les benchmarks issus de PME matures, le budget cybersécurité représente souvent de 10 à 20 % du budget IT, notamment lorsqu’une gouvernance structurée avec un Responsable de la Sécurité des Systèmes d’Information (RSSI) est mise en place. Adapter son budget en fonction des risques spécifiques reste la clé pour prévenir des coûts supérieurs à 100 000 € par incident.

Les fondamentaux cybersécurité représentent 40 à 50 % du budget pour contrer les failles les plus courantes

Les vulnérabilités les plus exploitées par les cybercriminels ciblent avant tout des failles basiques : absence d’authentification multifactorielle (MFA), mots de passe insuffisamment robustes, retard dans l’application des correctifs logiciels, mauvaise gestion des droits d’accès et sauvegardes mal sécurisées.

Prioriser ces fondamentaux dans votre budget cybersécurité vous garantit le meilleur rapport coût/réduction de risque. Ces mesures préventives consolident la résilience de votre système d’information face aux attaques simples mais fréquentes.

Concrètement, l’implémentation de solutions éprouvées telles que le MFA, une politique stricte de gestion des accès, ainsi que des protocoles rigoureux de sauvegarde, limite considérablement votre exposition. Une PME victime récemment d’une attaque Lockbit a ainsi dû mobiliser 75 000 € en remédiation, un montant qu’une posture préventive aurait allégé.

La formation et la sensibilisation des collaborateurs constituent environ 20 à 30 % du budget cybersécurité

Les erreurs humaines sont un levier majeur des cyberattaques, impliquées dans 73 % des incidents, souvent à travers le phishing ou la négligence. C’est pourquoi investir dans la formation et la sensibilisation régulière de vos équipes est indispensable.

Un programme annuel de formation, complété par des simulations d’attaques réalistes (phishing, cyberrange), améliore significativement la vigilance et la capacité de réaction de vos collaborateurs.

  • Organisez des campagnes régulières de sensibilisation adaptées aux différents niveaux hiérarchiques.
  • Intégrez la sensibilisation à la cybersécurité dans le parcours d’intégration des nouveaux salariés.
  • Évaluez l’efficacité via des tests pratiques pour mesurer et ajuster le dispositif.

Cette approche éducative réduit drastiquement le risque lié au facteur humain, diminuant la fréquence et la gravité des incidents tout en maximisant la rentabilité globale de vos investissements cybersécurité.

Le poste de gouvernance cybersécurité engage 10 à 20 % du budget pour aligner sécurité et stratégie

Face à la complexification du paysage réglementaire, notamment avec la directive NIS2 applicable depuis 2024, les PME tech doivent souvent intégrer un RSSI ou un équivalent, directement rattaché à la direction générale. Ce rôle stratégique assure une politique cohérente et alignée entre sécurité et objectifs métiers.

Cette fonction garantit la conformité juridique, encadre la gestion budgétaire et pilote la prévention des risques cyber.

Les salaires annuels indiquent une fourchette qui démarre autour de 35 000 € pour un analyste junior et atteint 80 à 95 000 € pour un RSSI confirmé, avec une différence notable selon la localisation (plus élevée en Île-de-France) et les certifications détenues (CISSP, CEH, OSCP).

Pour les structures sans ressources internes suffisantes, le recours à des prestations externes ou à un SOC externalisé permet de bénéficier d’une gouvernance experte tout en maîtrisant les coûts, une alternative fréquente chez les PME tech.

Répartition du budget cybersécurité pour PME tech : fondamentaux, formation, gouvernance et services managés.
Répartition du budget cybersécurité pour PME tech : fondamentaux, formation, gouvernance et services managés.

Prioriser une stratégie globale intégrant solutions techniques, services managés, et aides publiques optimise l'efficacité budgétaire

Se concentrer sur les solutions techniques adaptées

Les PME tech aux moyens limités, souvent en dessous de 2 000 € annuels pour la cybersécurité, doivent impérativement prioriser la sécurisation des terminaux professionnels et mobiles. Assurer la mise à jour régulière des systèmes d’exploitation (Windows, Mac, Android, iOS) et sécuriser l’accès aux ressources via des protections adéquates (VPN, pare-feux) constituent des mesures de base incontournables.

Recourir aux services managés pour pallier le manque de ressources

Un service de supervision externalisé (SOC) offre une surveillance ininterrompue 24/7, détectant rapidement les anomalies et permettant une réponse efficace face aux incidents. Cette approche est essentielle pour les PME tech qui ne disposent pas d’équipes dédiées suffisantes, garantissant une maîtrise des coûts tout en renforçant la sécurité.

Bénéficier des aides publiques pour soutenir les investissements

Les dispositifs d’accompagnement tels que le programme Cyber PME, les chèques numériques de France Num et les aides régionales "Chèques cyber" représentent des leviers majeurs pour compléter le financement. Ils facilitent aussi la montée en compétences des équipes, élément clé pour une cybersécurité pérenne.

Infographie sur le budget cybersécurité pour PME tech en 2026 : solutions, services managés et aides publiques.
Infographie sur le budget cybersécurité pour PME tech en 2026 : solutions, services managés et aides publiques.

Mettre en place un plan de sécurité formalisé

Concevoir un plan de sécurité global, incluant la gouvernance, les mesures techniques et la sensibilisation, s’impose pour renforcer la résilience. Ce plan doit contenir un dispositif de continuité d’activité et un plan de réponse aux incidents, avec une évaluation régulière pour s’adapter aux menaces évolutives.

Cette stratégie globale assure non seulement la conformité aux exigences normatives, mais également la confiance des clients et la pérennité de l’entreprise, deux enjeux essentiels dans le monde numérique.

Pour approfondir vos bonnes pratiques en matière de sécurisation du poste de travail ou pour comprendre les enjeux liés à la sécurité zéro-trust, vous pouvez consulter nos articles dédiés sur la sécurisation des postes à la rentrée professionnelle ainsi que sur le déploiement du modèle Zero Trust en entreprise.

Sources

  • Tenexa - Budget IT & Cybersécurité 2026 pour PME tech de 20 à 50 salariés - https://www.tenexa.com/budget-it-cybersecurite-2026 (1)
  • Novirent - Cybersecurité : Quelles priorités pour les DSI de PME tech ? - https://www.novirent.com/cybersecurite-quelles-priorites-dsi-attaques (2)
  • SFR Business - Impacts économiques et stratégiques de la cybersécurité dans les PME et TPE - https://www.sfrbusiness.fr/room/cybersecurite-en-entreprise/impacts-economiques-strategiques-dans-les-pme-et-tpe (3)